Lexique

Origine du Mal

I. Chapitre 1 2. Oppression

Paroles

Secret

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Notre conscience est une carte du monde, écrite au fil de nos apprentissages et traumatismes, qui se précise et s’ajuste à la réalité peu à peu. C’est avec elle que nous traçons nos itinéraires vers nos objectifs.

Nos objectifs sont rarement géographiques : confiance en soi, diplôme, emploi, amitié, santé… Ils exigent tous un code de conduite et un travail méthodique, en partie déjà tracés dans notre conscience. N’ayant jamais emprunté cette voie, notre clairvoyance reste incomplète : des obstacles imprévus surgiront.

En allant audacieusement vers nos inspirations, nous avançons vers nos buts, ou vers une connaissance porteuse d’inspiration neuve. Faire le deuil d’une illusion y cache souvent une motivation vitale. Un diagramme insuffisant expose à des obstacles inattendus, parfois impossibles ou stupides à affronter. Mais un esprit d’audace et d’apprentissage, tout en limitant notre objectif, préserve l’essentiel : notre espoir. Ainsi naissent des visées mieux éclairées, avec plus d’habiletés.

Il ne s’agit pas d’être imprudent, mais plutôt en progression vigilante, persistante et attentive : un objectif nouveau ne peut naître que de prises de conscience récentes.

L’amitié se définit par le rapport entre nos états de conscience respectifs : plus ils se rapprochent, plus l’harmonie grandit. La communication devient donc nécessaire pour pallier l’imperfection de toute complicité, en corrigeant, selon l’attention et l’adaptabilité de chacun, la « carte mentale » de l’autre — au prix d’un renoncement continu à ses objectifs propres, au profit de visées communes enrichies par chacun.

Nos ambitions intimes reposent sur cette carte mentale ; si elles diffèrent, nos motivations divergent, et l’un peut redouter les rêves de l’autre. Le dialogue permet alors à chacun de s’éduquer et de faire évoluer sa conscience. Il ne s’agit pas de se reprocher quoi que ce soit, mais que deux esprits se rencontrent et avancent l’un vers l’autre !