I. Chapitre 1 4. Idolâtrie
Cohérence
Les sciences se sont divisées pour affiner leur objet d’étude. L’individu, lui, ne cesse d’expérimenter par lui-même, puis généralise ses prérogatives en un ensemble cohérent et fonctionnel, quoique restreint, renforçant sa stabilité et sa viabilité. De ces apprentissages se résorbent des ignorances, tandis que croît la reconnaissance des liens sémantiques entre des notions déjà acquises. Le sentiment de connaître naît de cette prise de conscience, non des perceptions nouvelles ni de leur réception en tant que savoir neuf. Ainsi, des sciences comme la psychologie, la sociologie ou la théologie germent surtout de concepts épars trouvant une concordance commune utile. Plus que des statistiques, elles devraient également être vues telles que des preuves — voire des instruments d’examen — pour les autres disciplines.
Une cohérence suffisante résidait déjà dans le concret pour permettre notre propre conception. Sinon, l’ensemble des facteurs menant à notre existence n’aurait pu produire l’effet que nous sommes. Après notre naissance, les faits ont conservé assez de régularité pour soutenir notre être. Sans cette concordance causale — entre cellules et organes, individus et sociétés, espèces et matière brute —, aucune présence ne serait observable.